mercredi 13 mai 2020

Je restaure

La "Vespatrick" Quaranta

Le confinement total est terminé ! Il convient néanmoins d'être prudent !

Patrick Quaranta a profité de cette période pour terminer la restauration de son Scooter Vespa ACMA de 1956 qui inaugure par la même occasion la création d’une nouvelle rubrique qui permettra à chacun de publier via le blog, la restauration des mobylettes, scooters, motos, voitures, camions et autres engins divers.

Voici les commentaires de Patrick :

"J’ai acheté ce Vespa pour ma fille qui en souhaitait un, il y a 5 ans lors de vacances en Sologne. Je l’ai récupéré complètement démonté chez un collectionneur de Bourges. 



Le meilleur moment de la journée ne fut pas la négociation du Vespa mais la visite de la collection de ce monsieur.
Je suis reparti avec plein de rêves dans la tête et le Vespa à l’arrière de la voiture.
Puis vint la restauration de la bête avec des hauts et des bas mais grâce au confinement et l’aide de spécialistes du club le voilà enfin fini ! 

Il va rejoindre le futur garage de ma fille, car "il ou elle" lui appartient maintenant.
Voila l’histoire."


Merci Patrick.

Vous êtes donc tous invités à faire vivre cette rubrique en m'adressant vos commentaires et bien sûr vos photos témoignant de la restauration en cours ou terminée.



Michel Lamy
emlamy-besnou@orange.fr
06.49.57.52.99


jeudi 10 octobre 2019

40ème Rallye Vert 2019

Un rallye superlatif

7 et 8 septembre 2019


Nos co-présidents très fiers de ce
40ème rallye
Pour la 40ème édition de notre Rallye Vert le bureau avait préparé une manifestation exceptionnelle et avait mis les petits plats dans les grands.

Samedi le parcours suivait une boucle nord-ouest jusqu’à Langon et le dimanche un circuit sud-est vers Moncrabeau.
Pour l’occasion les plus anciennes étaient au rendez-vous avec 3 ancêtres d’avant 1909 et 14 d’avant 1940, suivaient 24 voitures s’échelonnant de 1951 à 1988.
Les équipages avaient joué le jeu en s’habillant selon l’époque du véhicule. Les magnifiques vêtements allaient du début des années 1900, les années folles, les hippies peace and love, les années 80 et même des écossais.
Le départ était doné comme de tradition au garage Peugeot de Tonneins qui nous accueillait avec le café et les viennoiseries pour la remise des plaques et road-books.
Après une boucle dans la ville, la chenille, escortée de nos quatre motards et de Vincent avec la dépanneuse, prenait sa vitesse de croisière sous un ciel grisonnant en direction de Meilhan. 
Notre itinéraire passait par Lagruère, Le Mas d’Agenais et Caumont ; le long du canal les platanes formaient une voûte pour abriter la file de voitures multicolores.

Une fois les voitures bien rangées sur l’esplanade du tertre de Meilhan et l’auditoire attentif au mot d’accueil de Mme la Conseillère Départementale, nous avons partagé le casse-croûte offert par la Municipalité devant ce superbe point de vue, dommage que la tonnelle de platanes n’ait pas pu nous abriter du soleil absent.
Vers 10h nous reprenions la route vers Saint Macaire où nous attendaient nos guides.


Divisés en trois groupes, après avoir grimpé les remparts, nous avons eu droit à une description rapide des principales traces du moyen-âge de la cité, avec son église trois fois reconstruite et les
peintures de sa voûte, puis la place du Mercadou et ses arcades. 


"Anciens vantaux du portail occidental qui ont été
déposés en 1865, puis abandonnés et menacés de démolition.
Ils sont constitués de planches d'un seul tenant de 4.3 m de
longueur en pin rouge venant des Pyrénées".
Dans les ruelles anciennes
de Saint-Macaire
" Sachez que cette cité médiévale était très importante au XIVème siècle ! Ses relations avec l’Angleterre lui ont valu d’être inscrite au rang de « ville royale d’Angleterre », en 1341.
C’est d’ailleurs Saint-Macaire, véritable cité marchande, qui avait le « privilège des vins », c’est-à-dire les droits de péage sur le vin cadurcien". 

L’heure avançant nous nous sommes dirigés vers le Relais de Fompeyre à Bazas pour déguster un succulent déjeuner avec bien sûr la célèbre pièce de bœuf de Bazas.

Les voitures avaient fière allure
sur le parking du Domaine
de Fompeyre.
*
Excellent repas sous des tentes !


Dès le café pris nous partons pour Roquetaillade.
Là, sur les ordres de notre CRS, les voitures bien alignées devant le château ont fait sensation pour
les visiteurs et nos photographes.


Bel écrin pour la superbe Buick de Michel
"Le château de Roquetaillade est dans la même famille de Baritault depuis 700 ans. Il est constitué de deux châteaux forts, l'un datant du XI s. et l'autre du XIVs., se trouvant dans la même enceinte.  En 1306, le neveu du pape Clément V, bâtit une deuxième forteresse à Roquetaillade : 
le « Château Neuf », de plan carré avec six tours et un donjon central. Cette construction révolutionnaire pour l'époque alliait l'art militaire, le besoin de se défendre ainsi que la recherche du confort. Le château de Roquetaillade, fit partie des châteaux « Clémentins » (châteaux construits par la famille du Pape), Roquetaillade subit ses premières transformations en 1599 ; ouverture au premier étage de fenêtres ainsi que l'installation des premières cheminées Renaissance dans le Bordelais, il est un des premiers exemples de palais châteaux forts en France.


Il est sauvé par Viollet-le-Duc au XIVs., qui y entreprend également d'importants travaux de décoration et de création de mobilier".


Nous avons pu découvrir les principales pièces du château avec notamment la grande salle en cours de restauration selon les dessins de Viollet-le-Duc, la cuisine avec son énorme fourneau et tous les ustensiles en cuivre, puis la chapelle et ses peintures et enfin le château vieux.
Après les prises de photos des équipages en tenue près de leur véhicule, nous reprenions la route vers Damazan. 
Jean-Pierre Moga remet à Michel Masset , maire de Damazan,
la médaille du Sénat.
Déjà la Renault AX d’Olivier grinçait des dents par un défaut d’embrayage manifestant ainsi son désir de monter sur la remorque de Vincent à la station de Casteljaloux. Pour une ancêtre de 1909 ce n’est pas mal d’avoir fait 140 km dans la journée !

La place de la halle de Damazan nous était réservée et nos autos ont attiré une foule importante. Avant l’apéritif offert par le Club, Jean-Pierre Moga honorait le Maire de Damazan en lui remettant la médaille du Sénat, puis nous avons partagé le verre de l’amitié avant de nous diriger vers l’hôtel de La Confluence de Damazan.

Arrivés au restaurant Jean Pierre Moga a décoré de la médaille du Sénat les trois participants aux premiers Rallyes Vert et en retour les Présidents lui ont offert un trophée, à l’image de sa Talbot, en tant que fondateur du Rallye.


Nous avons eu une pensée pour ceux qui nous ont quittés récemment Serge, Anne, Roger et Odile.
Pendant le repas les convives n’ont pas résisté à faire quelques pas de danse sur les airs des années 60 des trois chanteurs que nous avions recrutés. Après le gâteau d’anniversaire les moins fatigués se sont lâchés sur la piste et vers minuit et demie nous avons regagné nos chambres pour un repos bien mérité.
Il y avait foule au petit déjeuner et la file s’allongeait devant le buffet.
A 9h, par des routes secondaires direction Moncrabeau par Vianne, le petit Nérac et Francescas.


Nous avons eu droit à un accueil en habit de l’académie des menteurs et une visite commentée du village aves ses plus célèbres menteries. Ainsi nous avons pu retrouver le crâne d’Henri IV enfant et celui de Ravaillac, Fujiyo Lapuce informaticien de Louis XVI, la boîte aux lettres anti voleurs et bien d’autres encore.


Les trois plus menteurs d’entre nous ont eu droit à un diplôme après nous avoir conté leur menterie. Moncrabeau, à travers son Académie des Menteurs perpétue cette vieille tradition gasconne en organisant, chaque premier dimanche d’Août, le Festival des menteurs qui voit l’élection et le sacre annuel du « Roi des Menteurs ». 



         
Village du Sud du Lot-et-Garonne en pleine Gascogne à la limite du Gers et à 35km d’Agen, Moncrabeau, commune rurale de 828 habitants, est depuis presque trois siècles (1748) la Capitale Mondiale des Menteurs. Chaque menteur du monde entier se doit de connaître l’adresse du Siège social de tous ceux qui s’exercent dans l’art de mentir ou de travestir la vérité.

A midi et demie nous nous sommes dirigés vers le restaurant de Lausseignan ou un excellent repas nous a été servi.
Nous avons assisté à un très divertissant spectacle très applaudi, joué par nos célèbres acteurs, Fleurette (Jessica), Henri IV jeune (Philippe), La belle charbonnière (Karine), Henri IV vieux (Patrick) et le charbonnier de Capchicot (Georges).

Au moment du gâteau d’anniversaire nous avons tous entonné la chanson de « Joyeux 40ème anniversaire » composée par Stan et accompagnés de sa guitare.
A 17h nous avons garé nos véhicules sur la place de Tonneins ou le Maire et des élus nous attendaient pour la remise des prix et l’apéritif offert.
Une rose et une bouteille de champagne, pour l’occasion, ont été remises à chaque équipage et en outre les trois équipages avec les plus beaux habits ont été récompensés ainsi que nos amis espagnols des Asturies Bélem et José.
Puis des coupes ont été offertes pour l’habit le plus farfelus, le malchanceux en panne, Stan pour sa tenue et sa chanson et votre serviteur pour avoir porté le kilt pendant 2 jours avec quelques airs de cornemuse. 

Enfin les remerciements ont été adressés aux sponsors et aux collectivités qui nous ont aidés dans l’organisation : GGA Peugeot, Vérardo, Glace Alu 47, Ets Righini, le Conseil Départemental et la Mairie de Tonneins sans oublier les organisateurs en se donnant rendez-vous l’année prochaine pour le 41ème Rallye Vert. 

Texte Denis Mainvielle.
Photos Denis Mainvielle et Michel Lamy.

PS : en italique, textes repris sur le web ou sur site.


Remerciements

Ils vont tout droit aux organisateurs à qui l'on doit la réussite sans faille de ce 40ème Rallye Vert.
Une mention spéciale à Patrick Quaranta qui n'a ménagé ni son énergie, ni le temps passé à la préparation de ce Rallye qui fera date ! La réussite d'un tel événement a un prix, celui du
dévouement et de l'abnégation.
Les membres du club doivent prendre conscience que l'organisation d'une sortie de cette ampleur prend beaucoup de temps et qu'elle ne doit pas systématiquement reposer sur un seul homme.

Ainsi, François Malessan s'est-il proposé d'organiser la prochaine sortie "motos" avec la
complicité de Jean-Marc Ponthureau et de Michel Lamy.
Exemple à suivre...

Michel Lamy.

dimanche 22 septembre 2019

Le club au fil de l'eau - 2

Tonneins le 12 juillet 2019

Paëlla autour de la camionnette du club


La restauration de notre camionnette est toujours en cours et nous espérons tous sa première sortie lors de notre Rallye Vert début septembre 2020. Certes il reste des travaux de carrosserie et de peinture, ainsi que des aménagements électriques, mais l'équipe est déterminée !
Ce vendredi 12 juillet, Jean-Marc Ponthureau, nouveau membre au club, nous a préparé et régalés d'une excellente paëlla ! C'est l'objet de cette rubrique, de vous raconter ce qui se passe dans notre club...
Son compère Jean-Pierre n'était pas en reste avec ses choux à la crème : café, vanille et chocolat !
Nous apprécions tous tellement ces moments, avec Patrick, Michel Dumas, François, Jean-Pierre, Jean-Marc, Raymond, Eric, Joël, Jean-Louis et votre serviteur.
Dommage pour les absents, Alain et Bernard en vadrouille !


Depuis, le Q3A est équipé de bancs, de coffres et de casiers à bouteilles
(au format Jack Daniel's pour Patrick)


Joël, Jean-Louis et Jean-Pierre. Au milieu trône le caisson à glace
célèbre à la marque de whisky Teacher's prêté par notre boulanger-
pâtissier préféré du club
C'est si bon Jean-Louis ?  Oui c'est excellent !


Patrick nous racontant une histoire forcément drôle.
"Etonnant non" aurait dit Desproges.
Michel ne se retient pas !



Eric semble affamé ? Il faut dire que dans l'assemblée, c''est le seul encore en activité
 et pour autant il ne ménage pas ses efforts dans la restauration de notre camionnette,
comme son père d'ailleurs (bon sang ne saurait mentir).
Saluons sa présence compte tenu de sa charge de travail de chef
d'entreprise. Pour lui, les 35 heures c'est 3 jours de travail, qu'on se le dise !


Notre ami François aime la sieste dans tous les endroits. Là il semble apprécier
les récents réglages de la banquette de notre Q3A !
Mais l'endroit qu'il préfère,  c'est sous les grands arbres, chênes de préférence !


Michel Lamy

vendredi 26 juillet 2019

Rassemblement de véhicules anciens

Casteljaloux le 21 juillet 2019

Thierry Boré, président du Club des Vieux Moteurs Gascons, et les membres du club peuvent être fiers de ce rassemblement national de motos, tracteurs et véhicules anciens, mais également bourse d'échange, organisé ce dimanche 21 juillet au coeur de Casteljaloux. Les exposants sont venus nombreux, la foule des grands jours était présente et le soleil de la partie pour faire de cette journée une réussite.
Une dégustation de saucisses/merguez avait été organisée par le club de Casteljaloux en milieu de matinée à la ferme de Béa et Alain Buziol au lieu-dit "La Tuque" sur la commune de Villefranche du Queyran. Cette petite virée de quelques kilomètres nous a encore permis d'emprunter les petites routes de notre région et de découvrir de beaux paysages.
A midi, après un apéritif offert à tous les participants, un déjeuner organisé par le club de Casteljaloux a lui aussi rassemblé beaucoup de monde sous les marronniers, dans la cour de l'école de musique Claude Nougaro.
Un concours d'élégance ponctuait cette très belle journée.


Le rassemblement de véhicules anciens occupait toute la Place Gambetta mais également
la Place Jean-Jaurès et l'Avenue du 8 mai 1945.

Des 4 CV, des 4L, des cabriolets
anglais, une Rolls Royce toute de
blanc vêtue...



Patrick remerciant Béa et Alain Buziol pour la qualité
de leurs produits et l'accueil chaleureux qui nous a été réservé.
... des caravelles et des Florides
mais également des familiales
(Traction, 203...), des pick-up et
véhicules de pompiers du fidèle
club ami de Castelmoron
  

Des 2 CV dans toutes les déclinaisons,
 break, Méhari et même une 2 CV
Sahara véhicule assez rare dont il ne
reste qu'une centaine d'exemplaires


Est-il venu de si loin avec son magnifique cabriolet Peugeot 403 cet exposant
Polonais ? Contraste des couleurs, et des époques, Michel Werner exposait sa Lotus Elan + 2.

Pour célébrer les 100 ans de Citroën
le prix de la ville de Casteljaloux
revient à Patrick Quaranta pour la voiture
la plus ancienne de cette manifestation.


Le Dodge de l'armée et son camouflage
de notre ami Jean-Louis Adolphe.
*
Les tracteurs étaient
aussi représentés.

Le service d'ordre était assuré par les gendarmes de Saint-Tropez
dans leur non moins célèbre Méhari. Délires garantis !
    

     

mardi 23 juillet 2019

Sortie motos 2019


Une 5ème édition aux portes des Landes

La cinquième édition de la sortie organisée par la section 2 roues de notre Club, a démarré à 9h30 de la piscine de Casteljaloux.

Après le café, notre joyeuse troupe, de 13 motos pétaradante et fumante s’élançait sous un soleil radieux en direction de la chasse gardée de Losse. 

Mais déjà quelques centaines de mètres après le départ, une moto faisait son caprice pour avoir la première place sur la remorque. Nous tairons l’identité du pilote malheureux et déçu.
Par des routes tantôt ombragées, tantôt ensoleillées la file motorisée serpentait, ralentissait au gré des côtes en traversant Beauziac -Saint-Martin-de-Curton - Sillas - Lerm-et-Musset - Escaudes. Pour le repos de nos engins, nous avons fait une halte de regroupement à Giscos où François nous a raconté sa mésaventure : perte du bouchon du réservoir de sa moto enfin retrouvé sur le bord d'un fossé après un bon moment de recherche.

Nous avons repris la route dans ce paysage verdoyant et nous 
avons traversé Maillas - Losse et Tourneuve.
Tourneuve où Patrick nous a conté une "légende ou histoire" : 
Le Charbonnier de Capchicot , que je reprends ci-dessous afin
 de pas en priver ceux qui n’ont pas pu l’écouter.
Puis après un long chemin au milieu des pins nous sommes
 arrivés devant la maison de chasse et enfin repos pour les motos et les pilotes.

Après l'apéritif un succulent repas 
nous a été servi sans oublier le trou normand et le baba au rhum de Joëlle à en faire baver plus d'un. Un bon repas et une bonne sieste pour Karine et Joël. Vers 16 h départ direction : Allons - Houilles - Pompogne - Fargues -sur - Ourbise - Saint-Julien avec une petite pose - Caubeyres -Saint-Léon - Leyrits-Moncassin et retour à Casteljaloux soit 131 kms au total.
Nous tenons à remercier tout particulièrement les cuisinières et cuisiniers pour l'accueil et l'excellent repas.


LE CHARBONNIER DE CAPCHICOT :


Lorsque le jeune Henri de Navarre séjournait dans la région de Nérac il s’adonnait à la chasse dans les environs.
 Un jour, s’étant égaré à la nuit tombante, il vint frapper à la porte du charbonnier et demander l’hospitalité. Le charbonnier méfiant, ne connaissant pas son
hôte, finit quand même par lui faire manger du sanglier en lui
 recommandant bien de ne jamais en parler à personne car « le
 Grand Nez » (surnom familier du roi) était très jaloux de ses 
chasses réservées.
 Le lendemain au cours du déjeuner Henri aborda les privilèges 
du roi. Le charbonnier se plaignait entre autres des droits
 d’entrée dont il devait s’acquitter chaque fois qu’il livrait son
 charbon en ville. L’inconnu lui prédit qu’il serait bientôt débarrassé de ce tribut.


Le charbonnier souhaitant apercevoir le roi qu’il ne connaissait pas, le visiteur lui proposa de l’emmener à Durance où le roi devait se rendre ce jour-là. Tous deux partirent donc sur le même cheval, chemin faisant Capchicot demanda comment il reconnaitrait le roi. C’est bien simple lui répondit Henri, tu verras tout le monde se découvrir devant lui et lui seul garde sa coiffure.
La foule était déjà compacte à Durance et lors de leur arrivée dans la petite cour le peuple les accueillit dans une explosion d’applaudissements. Eh bien charbonnier lui dit Henri avant de le faire descendre, tu le connais maintenant le roi ? Pér aquère luts répondit Capchicot sans s’émouvoir, es jou ou bous lou rey ? (Par cette lumière, c’est vous ou moi le roi ?) et revenant de sa surprise, le charbonnier lui rappela : Labets oublides pas lou carboun ! (Eh bien n’oubliez pas le charbon !).
Quelques jours plus tard Henri IV reçut Capchicot au château de Nérac et lui accorda le privilège de pouvoir vendre son charbon exempt de tout droit. L’histoire dit même qu’il lui aurait octroyé la belle demeure de Capchicot, manoir que l’on peut encore admirer. Les Lugues et Allons se souviennent plutôt de la charbonnière de Capchicot.

Puis les routes se sont séparées vers les garages de maintenance pour la prochaine sortie.

Denis Mainvielle, 
d’après les notes et photos d’Annie et les raconteurs du Pays d’Albret.